Samedi 19 avril 2008
Il est 23h24, et au terme de cette folle journée, il me faut immortaliser l'instant.

D'abord parce que par un miracle inoppiné, on a de nouveau le net à la maison. Vous le croirez sans peine, un gars de FT nous a appelé pour nous dire qu'en fait, il venait de remarquer qu'un câble s'était déconnecté, (c'est ballot hein), qu'il l'avait reconnecté, et que nous, de fait, on se reconnectait aussi avec le reste du monde (sauvé, ouééé !)

Ensuite, parce qu'aujourd'hui, on a vraiment eu l'impression que d'un coup d'un seul, on devenait le centre du monde. Enfin pas nous, lui, The Haricot, call him Magic. Les téléphones n'ont pas arrêté de sonner, les boites à lettres et à mails se sont remplies, la maison aussi, même que des gens ont pensé à son anniversaire dans les commentaires sur le blog ! Mis bout à bout, tout cela était assez incroyable, ça nous a fait chaud au coeur. Ben oui, quand Haricot a un an, il n'hésite pas, il donne dans l'évènementiel.

Alors comme vous êtes tous cro-mignons, je vous raconte.

On s'est bel et bien réveillés ce matin en se disant, * bip *, un an déjà !

A 11h30, on s'est dit : Ah ! Dans 20 minutes il a un an !

A 12h10, on s'est dit : Rha ! Ca fait un quart d'heure qu'il a un an !

A 12h 50, tandis que je partais chercher les anchois que j'avais oubliées pour le repas, j'ai versé seule ma petite larme au volant (l'honneur est sauf, personne m'a vue).

Trois fois à table, on a dit, en hochant la tête comme des petits vieux, "ah ça non, y'a un an, on n'imaginait pas tout ça" (rien à voir avec le caca...Enfin fait dire qu'à l'époque il donnait dans la micro crotte).

Et Haricot a été formidable. Il a poussé des OH ! de ravissement quand on déchiquetait les paquets, des DA ! de satisfaction en découvrant leur contenu (avec un poil de dark vador dans la voix à chaque démonstration d'enthousiasme, c'est important de le souligner...) Bon, il a essayé d'attraper la bougie avec ses doigts et il n'a pas postillonné sur le gâteau, mais globalement, il s'en est sorti comme une super star (au sein des groupies en folie, aka, ses grands-parents et nous-mêmes ; on ne compte pas Smoke qui n'en avait rien à carrer).

Bref, on a fait une chouette fête. Avec des ballons et des cotillons (on n'a pas fait de photo de ma super déco, je suis dégoûtée.)

...

Ca y est, tout est rangé. On en a bien profité, c'était une magnifique journée, mais... petit pincement. (Inutile de tomber dans les banalités, vous savez bien.) Et pour faire bonne figure, une petite photo du petit bonhomme en chemise (très très gâté).
 
(ps: ça avait beau être un grand jour, il a fait un caca qui tâche, et on a dû lui changer le bermuda. Je le note ici, je tiens à m'en souvenir pour le jour de ses 18 ans.)
(ps2: quand j'ai soufflé pour lui sa bougie, j'ai souhaité qu'il n'y ait plus de cacas qui débordent.)
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Vendredi 18 avril 2008

Quand même, ça fait des jours et des jours que je n'ai pas posté un article, et personne ne s'inquiète. J'aurais pu mourir sous le coup d'une cacattak, vous savez ! Comme ce matin ou lundi, étouffée sous les innombrables serviettes de toilette qui ont convulsé, elles-mêmes écrasées par les bouses de ma progéniture. Fait pas bon d'être une serviette de toilette chez nous, je vous le dis tout de suite.

Mais passons. Ce ne sont pas les émanations cacatesques qui m'ont tenue loin du net (que je n'ai toujours pas à la maison), de la télé, de la lecture, de l'écriture, de la wii...

Devinez qui m'a écorchée la cornée ? Hein ! Devinez qui a rendu sa maman allergique aux rayons lumineux de quelque sorte que ce soit, soleil ou lampes ? Urgences ophtalmiques, migraines qui vous vrillent le cerveau, pelletée de sable dans l'oeil gauche, arrêt de travail, o-bli-gée de rester à la maison, celle qui se trouve au bout du monde coupée de la civilisation (1 semaine sans le net, c'est ça qui a vraiment failli me tuer), même pas moyen d'en profiter pour lézarder sur la terrasse avec ce temp ma-gni-fi-que (geez) !

Franchement, tandis que je pleurais sans discontinuer, avec ma migraine et mon oeil-patate qui me lançaient, je ne faisais pas ma fière. Non parce qu'au cas où vous ne sauriez pas (histoire que vous sachiez tout), chez nous, c'est super, hyper, over-lumineux, même en tirant les rideaux. Forcément, il faisait super beau. Donc j'ai  vécu en reclue dans ma chambre pourvue de volets roulants toute une longue semaine. C'était super relou, parce que même pour me laver les dents dans ma salle de bain qui s'illumine avec le sileil du matin, j'en ch...

Donc voilà. Maintenant, c'est bon, j'ouvre les yeux (rha !), je tolère la lumière (plus besoin de me cacher quand s'ouvre la porte d'entrée), y'a juste que mes médocs qui me filent sommeil (pratique pour le boulot). Ah, et comme ça cicatrise, forcément, ça gratte. Youpi.

Moralité : ne jamais remettre à demain l'éléguage de griffes de bébé.

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Mercredi 9 avril 2008
Rassurez-vous tout de suite, pour une fois, ce n'est pas sur moi que c'est tombé. Hin-hin-hin. Non, cette fois-ci, c'est Nereij qui a trinqué. Notez, c'est un juste retour des choses. En ce moment, le Haricot est fan de son papa (ça doit être la barbe), et il met des vents à sa maman quand elle essaie de lui faire des bisous. Il est donc bien naturel qu'il fasse présent de sa production personnelle à son papa adoré qu'il aime.

Donc replaçons-nous dans le contexte. C'est le soir et super Nereij donne son bain à son engeance diabolique. Il lui apprend à faire Blblblblblbllbl.

Nereij: Blblblblblbllbl!
Haricot: Blblblblblbllbl!
Nereij: Blblblblblbllbl !
Haricot (rouge): Hmmmphhhhhh!
Nereij: Arggggggggggggggggggggh!!!!

Vous l'avez deviné, un gros flotteur vient de s'inviter dans la baignoire. Ca n'empêche pas Haricot de barboter et Nereij de calculer aussitôt la gestion de la situation d'urgence, qui nécessite une préemption immédiate du bébé dont les doigts potelés s'approchent (sans discrétion) de l'étron.

Sous le coup de l'adrénaline, Nereij extraie son fils, le dépose par terre sur le tapis à langer, l'enroule dans la serviette, change l'eau du bain, se débarasse de l'objet du délit (j'aurai aimé assisté à cette pêche miraculeuse qui a fini à la poubelle)... Et il remet le Haricot dans le bain, en rigolant d'avance à ce qu'il va me raconter.

Nereij: Bon, on en était où au fait ? Ah oui ! Blblblblblbllbl !
Haricot: Blblblblblbllbl !
Nereij: Blblblblblbllbl !
Haricot (rouge): Hmmmphhhhhh !
Nereij (rouge à son tour): Arggggggggggggggggggggh !!!! Arggggggggggggggggggggh !!!! Arggggggggggggggggggggh !!!!

Vous l'avez deviné ! Une deuxième partie de pêche à la sentinelle vient d'être offerte complaisamment par le Haricot à son papa adoré qu'il aime ! Comme il est mignon ! Comme il est en forme ! Ceci dit, la consistance est optimale, il n'a pas rejoué le coup de la sèche (ce qui aurait été bien pire...)

Rôdé, Nereij réexécute le même scénario : extraction, serviette, vidage de baignoire... Quand soudain...
Haricot (rouge): Hmmmphhhhhh!
(Haricot finit par le déstockage ultime dans sa serviette de bain, et il n'hésite pas à tout arroser histoire de bien achever son père.)
Nereij (apoplectique): Arggggggggggggggggggggh!!!! Arggggggggggggggggggggh!!!! Arggggggggggggggggggggh!!!! Mais c'est pas possible ! Seigneur Vador ! Qu'ai-je donc fait au côté obscur de la force pour mériter ça ????

Je vais vous le dire moi ce qu'il a fait. Il s'est pavané tout le WE en se moquant de la maman qui a du caca dans la main (et dans les doigts de pieds, faut que je la réenregistre), parce que soi-disant, lui il a toujours le droit à des crottounettes parfaites qui collent même pas aux fesses, comme quoi le Haricot l'épargnerait volontairement. Hin-hin-hin. Life is a bitch, et elle n'oublie personne mon chéri.

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Lundi 7 avril 2008
(Je m'excuse d'avance, encore un article à contenu odorant.)

Je crois que je n'oublierai jamais ce vendredi. Sans doute que même sur mon lit de mort, j'y repenserai. Haricot a beau être un bébé adorable, mignon, gentil, éveillé, mobile, parfois, il pousse un peu trop loin le bouchon. Ah ! Il est très fort pour tromper ma vigilance, parce qu'elle est organisée la table à langer ! Mais pas bien en fait.

Il avait fait un énorme caca. J'avais bien attendu. Il avait rajouté un pipi monstrueux pour le même prix, sur la serviette cette fois-ci. Bon. Je me disais qu'il avait fini (il avait repris son bouquin pour lire en attendant que je le change.) Mais, je croyais que les serviettes propres étaient dans l'armoire. A deux mètres de là. Comme je crains toujours qu'il nous fasse un salto du haut de la table à langer, et puisque je croyais tout danger écarté, je l'ai pris sous le bras, cul nu.

Et là, j'ai à peine fait un pas que j'ai senti une substance chaude et visqueuse sur ma main... Stupeur ! J'ai baissé le regard et vu en direct un déstockage me tomber sur les doigts de pied dans un plaf ! tonitruant. J'ai paniqué. J'ai foncé à l'armoire où les serviettes n'étaient plus (Nereij les avait déménagées dans la commode sous le plan à langer), et j'ai ramené le Haricot sur son tapis, sans serviette. Entre temps, j'avais marché dedans (toujours pieds nus) parce qu'il y avait du caca partout, vu que le Haricot s'était transformé en bombardier à bouses et qu'il avait stratégiquement largué tout ce qu'il avait pile là où il savait que je marcherais.

Du moins le croyais-je. Pétrifiée et collée au sol par le caca, j'assistai impuissante au déstockage ultime sur le tapis à langer, couronné par un dernier geyser visiblement jubilatoire pour mon Haricot, qui a conclu sur un soupir satisfait avant de reprendre son petit livre.

Là, j'ai atteint le fond de la couche. Je crois qu'on ne peut pas faire pire. J'avais du caca partout, sauf dans le cheveux. Dans la chambre, il y avait du caca partout. Sur le meuble, c'était proche de dégouliner. et je ne savais pas par où commencer, car l'équation était trop complexe.

Heureusement, Nereij a choisi ce moment opportun pour frapper au carreau, et quand il a constaté l'étendue des dégâts, il a... hurlé de rire. C'est beau la solidarité au sein d'un couple.
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Vendredi 4 avril 2008
Rassurez-vous, le Haricot est en forme. On peut même dire qu'il a le vent en poupe. Il se dandine debout de mieux en mieux (et il se lève dans son parc, attention les yeux !) Dans le même intervalle, il a aussi découvert le foot. Il shoote super bien, même dans les chaussons de maman, (c'est cro-cro rigolo), et ce qu'on peut dire, c'est que le ballon préféré du Haricot, c'est le chat.

Quand il l'aperçoit et qu'il pousse son petit rire hystérique: Hihuhahahahahah ! le Smoke décampe fissa. C'est pas que le Haricot lui fait mal quand il le savate, mais bon... Petit pied deviendra grand. Pas fou, l'animal prend les devants.


 
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Mardi 1 avril 2008
(Un Haricot assis dans son parc écoute ses parents, en plein face à face. A ses côtés, tranquillisé par la cage, le chat suit aussi avec intérêt la conversation. Aucun ne le devrait.)
— Pourtant, avec la nounou, ça n'a pas débordé.
— Oui mais entre le moment où l'usine chimique a déstocké, et celui où elle s'en est aperçu, l'affreux jojo n'avait pas eu le temps de faire 50 m sur son derrière.
(Petite minute de silence pour le Haricot se précipitant à la force des bras vers son papa, ne pouvant échapper à lui-même.)
— Je proteste ! Hier matin, on s'en est aperçu avant qu'il ait remué une fesse.
— Que veux-tu dire ?
— Peut-être qu'on ne sait toujours pas lui mettre une couche. Peut-être qu'on a jamais su ! On la lui remonte jusqu'à la taille, et après il n'a plus d'espace propre au stockage. Par la mécanique des forces et des fluides en présence, le marc de satan s'échappe.1
— Donc, tu refuses de mettre une double-couche ?2
— Oui.2
— La force est avec toi.2

L'état de nos préoccupations est consternant. Ce n'est même pas un poisson d'avril. Notez, j'avais idée de vous parler de ceux de Super Haricot, qui se jette tête en avant du lit de ses parents.
— Gnaaaaaaaa ! (Je vole !)
(Pas d'inquiétude, je vous le rattrape au vol par la ceinture le bébé casse-cou.)
— Hééééé ?!!! Na !!!

1. Je transcris en d'autres termes ce que Nereij a déclaré. Comme quoi une couche n'était pas un soutien roubignolles.
2. Je résume, parce qu'avec le décalage horaire, j'ai des trous de mémoire.

PS: De nouveau, pas de net, pas de tel à la maison.
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Dimanche 30 mars 2008
(Attention, caca story)

Tout a commencé la semaine dernière.

Haricot avait passé la journée chez Papi et Mio, et il était rentré sans qu'on sache qu'il avait fait un caca monstrueux qui avait débordé de partout. Le lendemain, affreux parents que nous sommes, nous  avions décrété que trois jours sans caca, c'était trop. Eh, oui. Bébé gel, le destop du bébé, avait été administré1...

Remarquez, on a été puni2. Pas autant que le  Haricot qui a attendu une demie-heure sur sa table à langer que "ça" vienne, et comme "ça" venait de loin, "ça" mettait son temps, assez pour qu'on remballe le bébé et qu'on le mette dans son trotteur (le sport ça aide, j'ai remarqué, dès qu'on me parle de gym, je file aux toilettes).

Trèfle. "Ca" était sorti avec un ronflement sardonique tel ! que la terreur s'était emparée de nous devant l'ampleur du désastre, car le caca précoce, en comparaison du caca tardif, est une abomination liquide propre à vous défaire de vos sens olfactifs, ainsi que de tout désir de sustentation pendant un moment (youpi, j'ai perdu un kilo tant ça m'a coupé l'appétit). Et le lendemain, c'est sa nounou préférée qui a eu le droit à la suite, "ça" ayant décidé de couler. Pauvre Haricot, baigner dedans lui a arraché plus d'un cri (et nous plus d'une oreille bien entendu, n'allez pas plaindre le bébé quand même !).

Donc, "ça", c'était la semaine dernière. Durant le WE, nous avions jugé bon de stopper le duphalac (le truc qui lui permettait de faire des semelles plutôt que du bois). Sauf que forcément, le dimanche et le lundi de pâques, c'était reparti pour les séances de "je cherche mes étriers, j'ai besoin pour pousser comme un fou comme un soldat", entre deux bisous avec tonton ou mio ou C. ou MJ ou S ou V. ....

Nefle. On s'est fait avoir comme des bleus, on lui redonné un peu de sirop. Et Haricot s'est vengé du bébé gel au centuple.

Depuis... chaque jour voit son torrent de caca mou déborder du body, remplir le pyjama, s'étaler dans son cou. Parce que maintenant qu'il n'est plus constipé, il pousse toujours aussi fort et il nous expulse ça en une fraction de seconde à une vitesse proche de celle du son. Lui, il se marre, il a droit à deux bains. Et nous au lieu de blogguer respectueusement, on lave au karcher son linge et la salle de bain.

En plus, les taille 5 ne suffisent pas toujours à retenir son pipi la nuit.
On se sent un peu... En fait, on ne sent plus rien, nos narines ont grillé.

1. Haricot ayant été constipé depuis l'âge de 5 mois (espérons que c'est fini), il faut savoir que trois jours sans caca, malgré une dose quotidienne de duphalac (qui est un laxatif mine de rien), ça lui retourne les boyaux et il a mal. Donc le bébé gel peut paraitre barbare, mais on a déjà attendu quatre jours, et on ne le refera pas.

2. La culpabilité ne suffit pas.
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Haricot : petit gars né le 19/04/2007
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