(Je m'excuse d'avance, encore un article à contenu odorant.)
Je crois que je n'oublierai jamais ce vendredi. Sans doute que même sur mon lit de mort, j'y repenserai. Haricot a beau être un bébé adorable, mignon, gentil, éveillé, mobile, parfois, il
pousse un peu trop loin le bouchon. Ah ! Il est très fort pour tromper ma vigilance, parce qu'elle est organisée la table à langer ! Mais pas bien en fait.
Il avait fait un énorme caca. J'avais bien attendu. Il avait rajouté un pipi monstrueux pour le même prix, sur la serviette cette fois-ci. Bon. Je me disais qu'il avait fini (il avait repris son
bouquin pour lire en attendant que je le change.) Mais, je croyais que les serviettes propres étaient dans l'armoire. A deux mètres de là. Comme je crains toujours qu'il nous fasse un salto du haut
de la table à langer, et puisque je croyais tout danger écarté, je l'ai pris sous le bras, cul nu.
Et là, j'ai à peine fait un pas que j'ai senti une substance chaude et visqueuse sur ma main... Stupeur ! J'ai baissé le regard et vu en direct un déstockage me tomber sur les doigts de
pied dans un plaf ! tonitruant. J'ai paniqué. J'ai foncé à l'armoire où les serviettes n'étaient plus (Nereij les avait déménagées dans la commode sous le plan à langer), et j'ai ramené le Haricot
sur son tapis, sans serviette. Entre temps, j'avais marché dedans (toujours pieds nus) parce qu'il y avait du caca partout, vu que le Haricot s'était transformé en bombardier à bouses et qu'il
avait stratégiquement largué
tout ce qu'il avait pile là où il savait que je marcherais.
Du moins le croyais-je. Pétrifiée et collée au sol par le caca, j'assistai impuissante au déstockage ultime sur le tapis à langer, couronné par un dernier geyser visiblement jubilatoire pour mon
Haricot, qui a conclu sur un soupir satisfait avant de reprendre son petit livre.
Là, j'ai atteint le fond de la couche. Je crois qu'on ne peut pas faire pire. J'avais du caca partout, sauf dans le cheveux. Dans la chambre, il y avait du caca partout. Sur le meuble, c'était
proche de dégouliner. et je ne savais pas par où commencer, car l'équation était trop complexe.
Heureusement, Nereij a choisi ce moment opportun pour frapper au carreau, et quand il a constaté l'étendue des dégâts, il a... hurlé de rire. C'est beau la solidarité au sein d'un couple.