Vendredi 16 mai 2008
Haricot a passé tout un WE avec Mape, Tad Cozh et Marraine.

Au téléphone, le vendredi:
Nereij : Alors maman, ça va avec le Haricot ?
Mape: il pète la forme ! Il a fait un caca monstrueux, ça lui a dégouliné le long de la jambe jusque dans la chaussure. J'ai eu du mal à la ravoir la chaussure !

Au téléphone le samedi:
Syven: Alors, tu t'en sors avec le petit ?
Marraine: nickel ! Il a mangé tout ce que je lui ai donné. Par contre, il m'a fait un caca terrible, j'ai failli lui vomir dessus quand j'ai ouvert sa couche !
Syven: Ah oui... ^^°
Marraine: Je lui ai astiqué le derrière avec le nettoie-cul, trois fois pour être bien sûre qu'il n'y avait plus rien ! Il était bien propre, alors je l'ai remis à jouer. Mais quand je l'ai pris dans mes bras, je lui ai dit mon gars, tu pues encore le caca ! Je l'ai déballé, et c'est là que j'ai compris qu'en fait, il en avait dans le pantalon.

Le dimanche, au retour dans la voiture.
Malgré la ventilation à fond, une odeur de décharge publique provenant de la banquette arrière assaille deux pauvres parents qui s'accrochent à leurs sièges.
Syven: Pourvu que ce ne soit pas un GROS.
Nereij: Dans une minute on est chez la mamie.
Syven: Ouais, mais est-ce qu'on survivra jusque là ?

En fait, c'était un caca normal, pour une fois. Mais cet épilogue heureux n'en est pas moins la preuve que les cacas du Haricot sont vraiment terribles et que ce n'est pas pour rien que ce blog fait une petite fixette dessus. :D

NB: Je faignante un peu question blog, mais je compte bien vous mettre quelques photos de chez nous, en plein été. Au fait, j'ai bronzé des bras, je suis trop contente.
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Jeudi 8 mai 2008
On veut nous faire croire que les bébés font connaissance avec la loi de la gravité quand ils jettent des trucs par terre.

Grossière erreur !

Je suis fermement persuadée qu'ils agissent par un vieux réflexe, de singe, ou de mouette, à savoir qu'ils balancent ce qu'ils trouvent par terre, avec l'espoir que ça casse et qu'il y ait à manger dedans (les mouettes font ça avec les coquillages et certains singes avec des noix de coco, si je me souviens bien de la blague de l'éléphant du singe et de la petite souris.)

Il était content le haricot quand le tupéroire à croquettes du chat a explosé.

Faut dire que ça fait un moment qu'il jette des trucs sans que ça casse ou que ça contienne quoi que ce soit.

Par contre, Smoke est retourné se coucher dans le cellier. Il boude.
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Lundi 5 mai 2008
Ca y est, je suis en vacances. Mes premières vacances depuis septembre. Avec le Haricot à la maison, bien sûr. Autant vous dire que je n'ai pas besoin de wii fit pour perdre du poids. Je passe mon temps à lui courir après.
Ah ça ! Il tient la forme comme qui dirait. Quand il ne réquisitionne pas mes doigts pour marcher, il se lève et pousse le trotteur. XD Il va beaucoup trop vite avec ce truc-là, c'est moi qui vous le dis.
 Comme il  fait beau, j'ouvre les fenêtres. Enfin les baies vitrées. Pour une fois qu'il fait beau, on ne va pas s'enfermer non ? Certes non, malgré le Haricot qui en profite pour s'éclipser, trainant comme un fou comme un soldat son cul-cul sur la terrasse, persuadé que je ne l'ai pas vu s'enfuir...

Il me prend vraiment pour une bleue. Il a toujours l'air ahuri quand j'ouvre une baie vitrée pour le chopper. Il faut lui reconnaître qu'il fait vite. Il a déjà réussi à atteindre la pelouse, sachant qu'il doit descendre de la terrasse (hautement surélevée à 10 cm de l'herbe...) Mais il n'atteint pas encore l'angle de la maison, son quatre pattes spécial terrain accidenté lui donnant à peine l'avantage sur un escargot.

Pourtant, la motivation est là. Son papa est occupé à terrasser l'allée, en prévision des pluies torrentielles hivernales qui la transforment en marécage désastreux... Haricot sait avec précision où le trouver son papa, grâce "aux bruits de l'homme en plein travail". Ah le chant du machin strident qui découpe la pierre ! Un régal pour les oreilles !*

Tous les deux, de temps en temps, on se dandine jusque là, pour le voir transpirer. En chaussures, en chaussettes,  même en orteils**. L'herbe humide n'arrête par le Haricot, qu'on se le dise, pieds nus ou pas.

Enfin bref, je ne porte pas de pavés, je ne pellette pas de sable, mais je suis fourbue. Rha le petit cochonnet ! Il a essayé d'escalader la clôture tant qu'il y était ! Un bébé ça ne doute de rien, vraiment ! Il m'emmène à la clôture, et limite, il me demande de lui faire le courte échelle pendant qu'il me lâche pour se hisser sur le premier niveau !

En plus, il ne m'écoute pas ! J'ai beau beugler des "Non !" si tonitruants que j'ai peur de moi-même, lui, il s'en fout ! "Da-da ! DAAAAAAAA !" Du coup, je vis dans le stress. Un non sur trois fonctionne, je passe mon temps à m'interposer entre lui et le danger. Ou entre lui, le danger, et les choses auxquelles je tiens ou pas (comme lorsque je n'ai pas envie qu'il trifouille avec ses chaussettes les copeaux de bois du ficus).

Smoke, qui en temps normal ne sortirait jamais en journée, a pourtant pris ses quartiers sur le talus. Je crois qu'il se marre bien à nous observer, moi et mon rejeton, à faire la course. :)

* Vive les boules quiès pour Nereij.
** Avec la chaleur on se découvre. :D
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Vendredi 2 mai 2008
J'adore faire les courses avec le Haricot. Il faut dire que pour lui, se balader dans un supermarché, c'est comme faire un tour au paradis. Toute cette bouffe partout !!! Dans de jolis emballages qui brillent et font du bruit !

En plus, il a toujours droit à un morceau de pain frais (ah ! Ce petit cri de joie quand il me voit me saisir une baguette !) Ce qui fait que je suis peinarde, avec une croûte à ronger, il ne risque ni de oui-ouiner ni de demander à marcher. Je me méfie quand même, surtout au rayon fruits et légumes. Il a la main baladeuse, il n'hésiterait pas une seconde à chaparder.

Non, parce qu'un quignon de pain, ça ne suffit pas au Haricot. Une fois qu'il a fini, il en veut un autre (c'est là qu'on est déjà à la caisse, j'ai le timing dans la peau en supermarché - faut bien que je l'ai quelque part). Ce que je n'approuve pas, un bout de pain entre deux repas, ça suffit amplement.

Ben tiens.
* mode live à la caisse, je vous le décompose, une phrase par seconde *

Je sors le pain du caddy pour le mettre sur le tapis.
Le Haricot : Da ! Da-da ?!
Je lui fais les gros yeux: Non.
Une moue lui tord la lèvre supérieure, puis il reprend un da-da-da sans rapport avec l'affaire. Je poursuis le vidage de caddy, je termine, je place le panneau suivant. Le gars qui attend derrière prend le relai et commence à poser ses courses, sous l'oeil gourmand du Haricot. Quand le bonhomme saisit sa baguette, v'là t'y pas que mon bambin prend la pose du guerrier, bras écartés, et il mouline des poignets. L'autre n'a pas remarqué le prédateur; il s'apprête à mettre son pain sur le tapis:
"DA ! DADADA-DA !!!"
Je n'ai pas le temps d'intervenir que le Haricot dégaine le sourire magique, avec le petit oeil qui brille, achevant sa victime, sans lacher du regard la baguette de pain suspendue au-dessus du vide :
"Da?
- Mais oui mon bonhomme ! Tu veux un bout de pain ?
(J'y crois pas, il se fait avoir !)
- Heu, non monsieur, il en a déjà eu.
- Ah, heu pardon...
- Hi hi hi !!! HI HI HI !!!
(Haricot stridule dès qu'il fait mine de poser le pain sur le tapis.)
- Il a vu que j'allais...
- HI HI HI !!!
- Oui-oui... que je soupire. Bon ben donnez-lui.
Voilà, Haricot a réussi à taxer du pain au supermarché. Oui je sais, je fais un peu long pour un quignon de pain.

Sauf que ce matin, dans le même supermarché, j'étais au rayon boucherie, occupée à regarder les barquettes de viande quand...
"DA ! DADADA-DA !!!" (jedi haricot, the force is with him)
Je me retourne et je croise le regard perplexe de type près de lui qui tenait entre ses mains... une côte de boeuf.

Sans déconner. Ca ne doute de rien un bébé. Parce que le type, il s'est barré vite fait avec sa barquette. Hin-hin-hin. La petite larme à l'oeil n'y a rien changé.
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Mercredi 30 avril 2008
Nereij : Uhuhuh !
Syven : Qu'est-ce qui te fait rire ?
Nereij : Promets d'abord que tu ne vas pas vomir ?
Syven : Qu'est-ce qu'il mangeait ?
Nereij : Une vieille mouche morte ! T'inquiète, j'ai lutté mais je l'ai récupérée avant qu'il ne l'avale. Il avait du mal à la mâcher.

Beurk.
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Lundi 28 avril 2008
N'allez pas croire ce blog en péril. C'est juste que suite à la lacération de mon oeil gauche, j'ai embrayé sur une semaine de formation ailleurs qu'au bout du monde. Ah ! Toute une semaine loin des couches qui puent ! Ca aurait dû être le bonheur, pas vrai ? La liberté, le sommeil...

Nan. Pas le sommeil. Mon hôtel était en bordure de boulevard, ça dépotait grave, sans compter au petit matin, les camions poubelles, les nettoyeurs de trottoirs, les livraisons... Bref, le bruit rebondissait jusqu'au 5eme étage pour paf ! Me cogner le crâne et m'empêcher de trouver le sommeil (ou de m'endormir au choix)...

Nan. Je n'ai pas pensé aux boules quiès : quand je ne dors pas, je ne pense pas.

Donc, je suis rentrée toute contente et toute joyeuse de revoir mon haricot et mon mari, avec la crainte terrible qu'il (Haricot, pas Nereij) fasse ses premiers pas en mon absence, ou pile le jour de mon retour (genre, ah chérie, tu as vraiment râté de peu !)

Première déception, il dormait depuis une bonne demie-heure quand je suis arrivée à 20h15. Evidemment, au premier couinement du matin, je me précipitai l'embrasser. Pas de câlin, pas de sourire, rien. Il m'ignorait superbement pendant que je lui faisais sa couche. Il a montré plus d'affection au chat pendant toute la journée. Si j'avais su, j'aurais loué un costume de wookie. Quand je pense qu'à l'aéroport, la dame de la fouille m'a encore fait le coup de :

"Madame, vous êtes bien enceinte ?
Moi: Non.
la fouilleuse: Mais si dans votre ventre, il y a du monde, non ?
Moi: Non. (Appelle-moi neu-neu).
l'enquiquineuse: Je ne passe pas le détecteur à ce niveau, on ne sait jamais ce que ça peut faire aux bébés qui sont dedans.
(Retourne vers son collègue et lui glisse à peine fort): Je suis sûre qu'elle est enceinte.
Moi (mode grizzli qui parle bien fort pour qu'on m'entende): Je ne suis pas enceinte. J'ai eu un bébé et ça se voit encore, c'est tout.

Du coup tout le monde mattait ma bedaine. Super, top glamour. Dire qu'une heure plus tôt le chauffeur de taxi m'avait dit que je faisais 25 ans, tout surpris d'apprendre que j'allais sur 30 !

Pfffff. Donc Haricot m'a snobée. Heureusement dimanche, il pépiait "Mama" à tout bout de chant. Mais bon, la punition a été rude. Je note, je note.
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Samedi 19 avril 2008
Il est 23h24, et au terme de cette folle journée, il me faut immortaliser l'instant.

D'abord parce que par un miracle inoppiné, on a de nouveau le net à la maison. Vous le croirez sans peine, un gars de FT nous a appelé pour nous dire qu'en fait, il venait de remarquer qu'un câble s'était déconnecté, (c'est ballot hein), qu'il l'avait reconnecté, et que nous, de fait, on se reconnectait aussi avec le reste du monde (sauvé, ouééé !)

Ensuite, parce qu'aujourd'hui, on a vraiment eu l'impression que d'un coup d'un seul, on devenait le centre du monde. Enfin pas nous, lui, The Haricot, call him Magic. Les téléphones n'ont pas arrêté de sonner, les boites à lettres et à mails se sont remplies, la maison aussi, même que des gens ont pensé à son anniversaire dans les commentaires sur le blog ! Mis bout à bout, tout cela était assez incroyable, ça nous a fait chaud au coeur. Ben oui, quand Haricot a un an, il n'hésite pas, il donne dans l'évènementiel.

Alors comme vous êtes tous cro-mignons, je vous raconte.

On s'est bel et bien réveillés ce matin en se disant, * bip *, un an déjà !

A 11h30, on s'est dit : Ah ! Dans 20 minutes il a un an !

A 12h10, on s'est dit : Rha ! Ca fait un quart d'heure qu'il a un an !

A 12h 50, tandis que je partais chercher les anchois que j'avais oubliées pour le repas, j'ai versé seule ma petite larme au volant (l'honneur est sauf, personne m'a vue).

Trois fois à table, on a dit, en hochant la tête comme des petits vieux, "ah ça non, y'a un an, on n'imaginait pas tout ça" (rien à voir avec le caca...Enfin fait dire qu'à l'époque il donnait dans la micro crotte).

Et Haricot a été formidable. Il a poussé des OH ! de ravissement quand on déchiquetait les paquets, des DA ! de satisfaction en découvrant leur contenu (avec un poil de dark vador dans la voix à chaque démonstration d'enthousiasme, c'est important de le souligner...) Bon, il a essayé d'attraper la bougie avec ses doigts et il n'a pas postillonné sur le gâteau, mais globalement, il s'en est sorti comme une super star (au sein des groupies en folie, aka, ses grands-parents et nous-mêmes ; on ne compte pas Smoke qui n'en avait rien à carrer).

Bref, on a fait une chouette fête. Avec des ballons et des cotillons (on n'a pas fait de photo de ma super déco, je suis dégoûtée.)

...

Ca y est, tout est rangé. On en a bien profité, c'était une magnifique journée, mais... petit pincement. (Inutile de tomber dans les banalités, vous savez bien.) Et pour faire bonne figure, une petite photo du petit bonhomme en chemise (très très gâté).
 
(ps: ça avait beau être un grand jour, il a fait un caca qui tâche, et on a dû lui changer le bermuda. Je le note ici, je tiens à m'en souvenir pour le jour de ses 18 ans.)
(ps2: quand j'ai soufflé pour lui sa bougie, j'ai souhaité qu'il n'y ait plus de cacas qui débordent.)
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